A la Recherche du Dieu de Darwin

A la Recherche du Dieu de Darwin

Kenneth Miller

"A la recherche du Dieu de Darwin", aux éditions Presses de la Renaissance, 2009

Ce livre est une défense vigoureuse de l’évolution en général,  mais  surtout du darwinisme  en particulier. Il critique d’abord les créationnistes en démontrant que pour eux, Dieu serait un charlatan qui aurait créé un monde présentant toutes les apparences selon lesquelles la vie aurait évolué à partir d’un ancêtre commun, mais où en fait, cela serait une illusion.

Dans un autre chapitre, Dieu le magicien, il montre l’absurdité de l’idée d’une création séparée des différentes espèces. Ensuite, dans Dieu  le mécanicien, il s’attaque aux tenants  de l’Intelligent design y compris ceux qui croient à l’évolution en montrant que leur Dieu serait un  mécanicien qui interviendrait pour faire évoluer sa création.

Tout au long de ces chapitres,  Miller tente de répondre au plan scientifique aux principales critiques adressées contre le darwinisme :

  • Oui il existe des mutations avantageuses
  • Oui les processus de mutations au hasard et de sélection peuvent non seulement créer de la nouveauté mais peuvent également résoudre des problèmes extrêmement  complexes, en apportant des solutions nouvelles aux êtres vivants.

Miller se situe également dans une démarche gradualiste,  critiquant l’idée de saut dans l’évolution,  et tente de démonter que les équilibres ponctués de Gould n’ont rien apporte de nouveau.

Si cette vision est très proche de celle de Richard  Dawkins  au plan scientifique, Dawkins et ses collègues  sont  fortement attaqués dans un chapitre intitulé :  Les dieux de l’incroyance.

Les 3 derniers chapitres constituent une tentative approfondie pour dégager  une compatibilité entre la vision darwinienne  de l’évolution et la conception chrétienne du monde.

L’auteur n’ignore pas les difficultés qui existent et les analyse une à une. Au final, il nous montre comment il est logique que Dieu ait choisi la voie d’une évolution basée sur des processus de mutations au hasard, car ainsi, nous sommes véritablement libres si tout était déterminé à l’avance y compris notre apparition, nous ne serions que les pièces d’une grande mécanique et nous ne pourrons pas nous prévaloir d’une vraie liberté.  L’existence d’un hasard dans l’évolution est donc d’une certaine façon le garant de la réalité de notre libre- arbitre.